dimanche 1 février 2009

MODE D’EMPLOI (final)

Comme vous pourrez le constater, j’achève aujourd’hui la publication des demandes de permis de construire, sur l’ensemble de Paris, par ordre alphabétique de noms de rues. C’est un travail long, patient, mais que j’espère utile à tous les amateurs d’architecture parisienne, aux étudiants et historiens d’art, aux simples curieux, ainsi qu’ à tous les “tête-en-l’air” qui, comme moi, sont toujours menacés de se retrouver écrasés par un autobus en allant voir un bel immeuble sur le trottoir d’en face.
Vous l’aurez également remarqué : ce blog n’est pas encore très illustré. En premier lieu parce que je n’ajoute une image que lorsqu’elle correspond avec certitude à la fiche correspondante. Mais, si mes “petits” travaux vous intéressent, il ne tient qu’à vous de m’adresser (via le mail que vous trouverez dans mon “profil”) le produit de vos propres découvertes. Je ne demande qu’une chose : obtenir en même temps l’adresse précise de l’édifice et le relevé des inscriptions de la façade. Car si faire de la documentation ne prend pas forcément beaucoup de temps, encore faut-il la faire soigneusement. Vous pouvez signer vos images (ou me demander de le faire). Je le ferai volontiers à titre de remerciement.
Dans l’ensemble du blog, le “gras” est réservé à la tête de chapitre de chaque rue, ainsi qu’aux fiches correspondant à des images ; l’”italique”, pour sa part, permet de signaler tous les renvois d’une rue à une autre, afin de faciliter vos recherches, notamment pour les immeubles d’angle dont on ne sait jamais à quelle adresse ils ont été initialement déclarés : l’emplacement de la porte d’entrée n’est jamais un critère pertinent, car les propriétaires, pour éviter de payer trop d’impôts, s’ingéniaient souvent à faire leur déclaration sur la façade la plus étroite. Il n’y a pas d’autre usage, pour les gras et les italiques, sur “Paris en construction”. Si vous remarquez un pavé de fiches, non illustrées, qui ne seraient pas dans le style normal du texte, c’est une erreur que je vous remercie d’avance de me signaler (avec l’indication, même approximative, de l’endroit où elle se trouve) : travaillant sur un Mac, je suis malheureusement obligé d’ajouter manuellement tous ces “enrichissements typographiques” (comme on dit dans le monde de l’édition). J’ai fais des vérifications.... mais certaines erreurs ont pu m’échapper.
Il n’est pas non plus difficile de remarquer que beaucoup de fiches sont fautives, car les demandes de permis, jusqu’à la généralisation assez tardive de la machine à écrire, étaient généralement manuscrites. Et les hommes de 1900, comme ceux de 2008, n’avaient pas toujours une écriture facilement déchiffrable. Les typographes étaient généralement pressés - ces informations n’étaient pas la priorité des publications pour lesquelles ils travaillaient - et ne faisaient pas toujours très attention à la qualité de leur transcription. Les noms de personnes sont donc souvent mal orthographiés, les noms de rue parfois très fantaisistes, les numéros des parcelles assez souvent fautifs. Chacun a donc le droit de me faire ses remarques sur ce point. Toute correction est bonne à faire.

Ce blog est-il terminé pour autant ? Evidemment, non. D’abord, l’apport d’images nouvelles - qu’elles viennent de moi ou de vous-mêmes, sympathiques internautes - ne peut que l’enrichir et le rendre encore plus utile. Ensuite...
Ensuite parce que j’ai décidé de ne pas m’en tenir là. La période des années 1920 et 1930 est tout aussi passionnante que le début de la troisième République. Le style Art Déco, ce qu’on nomme aussi le “style Paquebot”, l’architecture des cinémas, la question de la reconstruction d’après-guerre..., voilà des domaines qui méritent aussi d’être étudiés et vus. Si les maîtres de l’Art Nouveau n’arrêtent évidemment pas leur activité en 1914, d’autres - tout aussi importants - apparaissent alors sur la scène parisienne : Le Corbusier, Mallet-Stevens, Lurçat, Roux-Spitz...
J’ai donc entrepris de continuer mes dépouillements, consacrés aux années 1915 à 1939. J’y ajouterai aussi ce qui semble avoir été un oubli regrettable : les années 1893-1894 de la "Semaine des Constructeurs" (travaux commencés) et les années 1886 et 1889 du “Bulletin municipal officiel de la ville de Paris”, ayant cru que la publication des demandes de permis n'y commençait qu’en 1890.
Je ne vous laisse donc pas apprécier et profiter de toute la manne documentaire déjà disponible en vous disant “adieu”. La suite arrivera... mais il va falloir tout de même s’armer d’un peu de patience pour l’obtenir, car les archives de vingt ans d’architecture ne se consultent pas en quelques jours.

Vos commentaires sont toujours un plaisir. Ne vous gênez pas pour continuer à donner votre avis, vos conseils, vos critiques aussi, mais aussi pour poser vos questions. Dans la mesure de mon possible, j’y ai toujours répondu, notamment pour ceux qui, trop impatients, ne pouvaient pas attendre l’arrivée des fiches correspondant à la rue qui les intéressaient. Le mail du blog est toujours ouvert et je le consulte régulièrement. Mes réponses sont souvent immédiates, de peur de laisser passer le temps... et d’oublier.
Bonne lecture. Et à très bientôt

L’AMI MATEUR